Les zones humides, comme ces mangroves de Guyane française,

peuvent être appelées à jouer un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Près d'un an après l'accord de Paris, la COP22 se tient jusqu'au 18 novembre à Marrakech. Savoirs autochtones, données scientifiques et initiatives populaires... les chercheurs déploient leurs diagnostics et solutions pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences.

« Les chercheurs de l’Inee se sont impliqués dans la COP pour apporter des connaissances opérationnelles dans la lutte contre le changement climatique, explique-t-il. Nous préférons des solutions d’ingénierie écologique, à plus petite échelle et plus soutenables, à la géo-ingénierie qui tient parfois du domaine de la science-fiction et pourrait avoir des effets secondaires graves sur le fonctionnement de la biosphère. »

Il ne s’agit donc pas pour ces chercheurs de capter massivement le rayonnement solaire ou de stocker du carbone dans l’eau des océans. Leur approche favorise par exemple une bonne gestion des zones humides, qui peuvent en retour piéger du carbone dans la tourbe, ou alors végétaliser des espaces urbains. La somme de ces projets, applicables même dans les pays en développement, pourrait aider à changer la donne.

Le journal du CNRS