Du 10 au 14 octobre, la Direction régionale Ile-de-France de l'Ademe proposait la visite de 10 lieux franciliens où des solutions concrètes au changement climatique sont déjà en action.

Nous avons participé aux visites du 13 octobre pour découvrir une école à énergie positive à Nanterre, et le projet d'écoquartier à Bagneux.

                                       

A Nanterre, tout commence en 2007 par le lancement du PCET de la ville, avec un objectif: réduire les émissions de GES du patrimoine communal. Après une phase d'études et d'appels d'offres (2009 - 2012), les travaux sont lancés et l'école est inaugurée en 2013. L'écoquartier Sainte-Geneviève dans lequel se situe l'école est inauguré en 2015.

Construit sur une ancienne usine de batteries, il a été édifié après un important travail de dépollution. Le quartier est chauffé et alimenté en eau chaude grâce à un réseau de chaleur. Ainsi, plus de 50% des consommations de chauffage et d'eau chaude proviennent d'énergies renouvelables: la géothermie et la récupération de chaleur sur les eaux usées.

                          

L'école Abdelmayek SAYAD est exemplaire en matière de consommation d'énergie puisque c'est la première école de Nanterre qui tend à devenir un bâtiment à énergie positive, c'est-à-dire qui consomme moins d'énergie qu'elle n'en produit. L'utilisation de matériaux sains et d'origine renouvelable a permis de réduire considérablement l'énergie grise, en particulier par l'utilisation du bois et de ses dérivés, permettant ainsi le stockage du carbonne.

Après 2 années de fonctionnement, l'école présente un excellent  bilan environnemental. Les consommations de chauffage sont couvertes à plus de 50% par des énergies renouvelables et 70% inférieures à celle d'une école standard. Au total, plus des 2/3 des consommations d'énergie primaire fossiles sont compensées. A l'intérieur, tout a été construit avec des matériaux sains: planchers et murs en bois, linoléum composé de poudre de liège et de lin, mobilier et peinture sans colle ni solvant...

                                   

                                   

                                  

La gestion technique du bâtiment est hautement automatisée, et a nécessité 2 ans de réglages. Par exemple: le plancher chauffant assure une température de base à 15°C. 2 ou 3 heures avant l'arrivée des élèves, les salles de classe sont mises à température (biogaz), les détecteurs de CO2 permettent de confirmer la présence des élèves (qui dégagent plusieurs dizaines de watts chacuns..) et de couper progressivement le chauffage. La climatisation se coupe à la moindre ouverture de fenêtre, un tableau de bord informatisé permet de vérifier en temps réel les bons usages.

                               

Nous sommes ensuite accueilli par Madame Amiable, Maire de Bagneux, et son équipe pour la découverte du projet d'écoquartier pour l'ensemble qui réunira le projet de la ZAC Victor Hugo et le projet ANRU sur la Pierre Plate. Il s'agissait de complètement repenser un quartier où le prolongement de la ligne 4 du métro rejoindra la ligne 15 du Grand Paris.

                            

Il s'agit d'un projet exemplaire en termes de réponse à l'urgence climatique et énergétique, d'amélioration du quotidien, de dynamisation du territoire et de volonté de "faire la ville autrement". Au départ, le quartier nord connaît des difficultés de natures différentes. Il est enclavé, loin des transports publics, les commerces sont peu présents et l'activité économique ralentie. Le quartier est peu attractif mais dispose d'atouts à valoriser.

L'idée est de placer le futur pôle gare où s'interconnecteront la ligne 4 et la ligne 15 du Grand Paris Express au coeur du quartier pour accélérer le renouveau urbain et dynamiser le développement économique et social. Relier les quartiers entre eux, favoricer la création d'emplois, structurer le quartier par une trame verte, créer et rénover des équipements publics.

Les besoins en énergie sont réduits par l'utilisation de principes bioclimatiques et la mise en oeuvre, à l'échelle de la ville, de la géothermie. La réduction des consommations d'énergie passe aussi par le choix d'équipements efficaces (ventilation double flux, ampoules basses consommation, ...). La réduction de la consommation d'eau potable vient d'une meilleure utilisation des eaux pluviales.

                                     

                  Les nouveaux bâtiments sont conçus avec des normes environnementales strictes.

                             

                 Les (futurs) espaces verts sont en regénération pour assurer une bonne fertilité.

                           

Des jardins partagés se développent, grâce au "Conseil Citoyen", malgré de nombreuses incivilités au pied des immeubles.

                   

Il y a un énorme effort de pédagodie et d'implication des citoyens. Cela a permis par exemple d'opter pour le développement quasi exclusif de circulations douces aux abords de la future gare qui n'aura pas de parking voiture.

(source Ademe: guide des visites climat et photos/ notes de Biodivercités 78)

 



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