MUNICIPALES: Les questions de BiodiverCités 78 aux candidat(e)s
Pour leur choix de vote aux élections municipales une étude toute récente* confirme que 74 % des Français attribueront une place majeure à l’environnement.
Un sondage Ifop d’avril 2025 confirme aussi que 84 % des Français sont favorable aux énergies renouvelables. Une majorité en souhaite l’intégration dans les politiques énergétiques locales.
* : Etude réalisée par l’institut Terram, en partenariat avec l’ONG Project Tempo, et publiée par Le Parisien
Voici donc nos 4 questions aux candidates et candidats:
Chère candidate, cher candidat,
Dans le cadre de la campagne électorale actuelle, BiodiverCités78 souhaite vous poser, comme aux autres candidats, les 4 questions ci-dessous, en espèrant recevoir rapidement vos réponses.
Vos réponses seront publiées sur notre site et diffusées à nos sympathisants.
1- Protection des espaces naturels résiduels de la Ville (hors forêt domaniale) ainsi que des trames vertes et bleues; Lutte contre l’artificialisation (ZAN)
QUESTIONS
- Si vous êtes élu, quelles mesures prendrez-vous afin que notre Ville avance vers le ZAN (Zéro Artificialisation Net), et dans la protection des trames verte et bleue, ?
- Vous engagez vous à ce que tout éventuel projet incluant une artificialisation du sol soit développé en transparence et consensus avec les habitants actuels ?
La sobriété foncière est de longue date un des principaux objectifs de l’aménagement du territoire. L’impact de l’artificialisation des sols sur les risques d’inondation, l’effondrement de la biodiversité et le dérèglement climatique, en ont progressivement fait, y compris dans la loi et les décisions de justice, un enjeu majeur de notre qualité de vie future.
Pour la comptabilisation de l’artificialisation dans les documents d’ubanisme, c’est l’artificialisation réelle qui compte. Une renaturation éventuelle nécéssite la refonctionnalisation des quatre fonctions essentielles des sols telles que citées à l’article L. 101-2-1 du Code de l’urbanisme : biologique, hydrique, climatique et agronomique.
2-Protection et gestion durable de la forêt de Saint Germain en Laye
QUESTIONS :
- Si vous êtes élu, quelles décisions prendrez-vous pour une gestion durable de notre belle forêt, de sa biodiversité et quelles mesures prendrez-vous pour restaurer la vingtaine de mares de la forêt, éléments clefs de la biodiversité forestière et aujourd’hui en grand péril ?
- Quelles décisions prendrez-vous pour que la production de bois énergie soit éco-compatible, avec, entre autres, l’absence de particules fines et pas de coupes durant la période de reproduction de la faune ?
Les dégâts dus au tassement du sol par les engins utilisés lors des coupes sont avérés comme désastreux pour la microfaune, si importante pour l’équilibre de la Vie en forêt. Le bois énergie peut aussi presenter des risques non négligeables pour la santé, notamment par la pollution aux particules fines (PM10, PM2.5 et ultrafines, pas encore réglementée mais dont le danger sur la santé des populations est fort et largement confirmé (ANSES))
3-Compostage des biodéchets
QUESTIONS :
- Si vous êtes élu, quelles mesures prendrez-vous afin d’appliquer la loi anti-gaspillage de 2020 ?
- Vous engagez vous à ce qu’elle soit déployée, sans délai, au niveau des logements collectifs, des collectivités municipales, et des marchés tel que celui de Fourqueux ?
Le compostage obligatoire fait partie des dispositifs prévus par la loi antigaspillage de 2020. Au regard de cette loi, tous les Français doivent donc obligatoirement composter leurs biodéchets dès le 1ᵉʳ janvier 2024. En France, les biodéchets représentent près de 30 % de nos ordures ménagères résiduelles. Des déchets inutilement incinérés ou stockés en déchetterie (où ils dégagent une grande quantité de méthane) alors qu’ils pourraient être transformés en fertilisant ou en biogaz.
4-Eclairage public
QUESTIONS :
- Si vous êtes élu, quelles mesures prendrez-vous afin d’appliquer les articles du Code de l‘environnement relatif à l’excès d’éclairage public ?
Les conséquences de l’excès d’éclairage artificiel ne se limitent pas à la privation de l’observation du ciel étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations pour la biodiversité (modification du système proie-prédateur, perturbation des cycles de reproduction, des migrations…) et représentent un gaspillage énergétique considérable.
Les articles L.583-1, -2 et -5 du Code de l'environnement précisent les raisons de prévenir, supprimer ou limiter les émissions de lumière artificielle, la manière selon laquelle ces objectifs peuvent être atteints. L’autorité compétente pour s’assurer du respect de ces dispositions est d’une manière générale le maire, sauf en ce qui concerne l’éclairage des bâtiments communaux pour lesquels la compétence échoit au préfet.




