La biodiversité n'est plus menacée...

Elle est en train de s'effondrer au plan planétaire. Son importance réside pourtant dans les nombreux services éco-systémiques qu'elle fournit: production d'eau potable, d'aliments, d'énergie,... défense contre les parasites, le réchauffement climatique, ... ou encore qualité du cadre de vie (savoir traditionnel relatif aux plantes médicinales, rapport à la nature...). Certaines prestations fondamentales des écosystèmes sont indispensables à toutes les autres: production d’oxygène, maintien du cycle des produits alimentaires (pollinisation...) ou du cycle de l’eau.

Plus généralement l’homme est un organisme vivant dans un monde qui en compte des milliers et qui lui sont proches : nous partageons la même structure d’ADN. Et très souvent ce qui n’est pas bon pour les uns ne l’est pas non plus pour les autres, des pesticides au rayonnements nucléaires... D’ailleurs chaque être humain est un écosystéme complexe, qui contient plus d’ADN de bactéries que strictement humain.

Cette grande diversité est en équilibre fragile. On ne sait pas prévoir l’impact de déséquilibres, même minimes. L’effet papillon n’est pas une lubie d’intellectuels, comme le démontre l’invasion de nouvelles espèces d’insectes, de plantes ou de bactéries.

La biodiversité en ville est importante.

L'idée de biodiversité renvoie souvent à la richesse biologique dans les contrées lointaines et sauvages... La nature est cependant à nos portes. Et celle-ci n'a pas pour autant moins de valeur et elle revêt une importance écologique et sociologique très forte. En France, plus de 20% du territoire est urbanisé, la prise en compte de la biodiversité dans ce milieu, avec ses spécificités, est donc indispensable.

Pendant très longtemps, la nature et le sauvage n'avaient pas leur place en ville. L'homme souhaitait contrôler cette nature: espaces "verts", prédominence des espèces horticoles plantées, régulation de certaines populations animales... Aujourd'hui, les préoccupations environnementales de tout ordre ont fait évoluer les mentalités sur les politiques de la ville: gestion plus écologique des espace verts (zéro phyto..), corridors biologiques permettant aux différentes espèces de se déplacer d'une réserve de biodiversité à une autre, ou autres iniatives locales. Ainsi, la nature peut revenir dans les milieux urbains, et certaines espèces y trouvent des conditions de vie favorables.

Avoir plus de proximité avec la nature dans son cadre de vie arrive en tête de toutes les études sur les priorités de nos concitoyens.

Tous acteurs

La défense de la biodiversité ne se limite pas à la notion d'espace vert bien entretenu, de pelouses bien tondues, ou de trottoirs fleuris... Chacun a un rôle à jouer en intégrant à son niveau les exigences de cette défense.

Les particuliers peuvent faire évoluer leurs jardins (ou leurs balcons) pour participer directement à la protection des différentes espèces. Ce sont autant de refuges pour la biodiversité.

Les associations font de la pédagogie et des actions citoyennes, aident les particuliers désireux de progresser, participent aux initiatives nationales, et localement aux études. Elles doivent être associées aux choix dans leur communauté.

La commune a un rôle essentiel dans la gestion des espaces, les choix d'urbanisme, pour créer des réserves locales de biodiversité, et des corridors permettant aux différentes espèces de se déplacer d'une réserve à l'autre pour se développer.

L'intercommunalité est clairement le bon niveau, au travers du schéma de cohérence territoriale (SCOT) pour étudier et définir le bon maillage des trames vertes et bleues prenant en compte les différentes contraintes (environnement, habitat, mobilité, aménagement commercial,..).



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